Le bunraku est l'art japonais de la marionnette à tiges, inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Des marionnettes de deux tiers de grandeur nature, animées par trois manipulateurs vêtus de noir, racontent des drames poétiques d'une intensité incomparable.
Né à Osaka au XVIIe siècle, le bunraku est l'une des formes les plus sophistiquées de théâtre de marionnettes au monde.
Le bunraku est né au Japon à la fin du XVIIe siècle à Osaka, ville marchande et populaire qui allait devenir la capitale culturelle du Japon de l'époque Edo. Combinant trois arts distincts, la récitation du jōruri (texte dramatique chanté par un récitant), la musique du shamisen (instrument à trois cordes) et la manipulation des marionnettes, le bunraku a atteint une sophistication artistique qui lui vaut aujourd'hui d'être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Ce qui distingue fondamentalement le bunraku de toutes les autres formes de théâtre de marionnettes, c'est le nombre de manipulateurs par figure : trois. Le manipulateur principal, l'omo-zukai, contrôle la tête et le bras droit de la marionnette. Le hidari-zukai contrôle le bras gauche. L'ashi-zukai s'occupe des jambes et des pieds. Ces trois artistes doivent agir en parfaite coordination, comme un seul corps, pour donner vie à la marionnette.
Les marionnettes bunraku sont des chefs-d'œuvre d'artisanat : leurs têtes de bois sculpté ont des mécanismes permettant de lever les sourcils, de rouler les yeux, de bouger les lèvres. Leurs costumes sont de véritables kimonos confectionnés par des tisserands spécialisés. Leur construction représente plusieurs mois de travail par figure.
En France, plusieurs artistes et compagnies s'inspirent de la technique bunraku pour créer des formes contemporaines. Ils ne reproduisent pas servilement la tradition japonaise mais s'en inspirent pour développer un langage artistique personnel, qui peut combiner les principes du bunraku avec des répertoires occidentaux ou des thématiques actuelles.
Le bunraku d'inspiration ou les spectacles s'inspirant de cette tradition s'adressent à un public averti et curieux : festivals de spectacle vivant, programmations culturelles ambitieuses, publics adultes et adolescents intéressés par les formes artistiques du monde. Ce n'est pas une animation de kermesse : c'est une expérience artistique exigeante et précieuse.
Pour les organisateurs d'événements culturels, programmer un spectacle inspiré du bunraku, c'est offrir à leur public une fenêtre sur une tradition artistique millénaire qui n'a rien perdu de sa puissance émotionnelle. C'est aussi un choix qui distingue votre programmation et lui confère une dimension internationale et patrimoniale.
Le bunraku est la fusion de trois arts distincts qui n'existent qu'ensemble.
Le bunraku est considéré par beaucoup comme la forme de théâtre de marionnettes la plus sophistiquée qui ait jamais existé. Né à Osaka au Japon au XVIIe siècle, il réunit trois arts distincts en une seule performance : la récitation chantée du jōruri, interprétée par le tayū dont la voix doit incarner simultanément tous les personnages et toutes les émotions de la pièce ; la musique du shamisen, ce luth à trois cordes au son crépitant et expressif qui colore chaque moment dramatique ; et la manipulation des marionnettes, assurée par trois artistes vêtus de noir dont la coordination parfaite donne l'illusion d'un être vivant.
Les marionnettes bunraku sont des chefs-d'œuvre d'artisanat. Elles mesurent entre 50 cm et 1,30 mètre selon le personnage (les rôles principaux sont plus grands que les rôles secondaires). Leurs têtes en bois sculpté sont des pièces d'une complexité mécanique remarquable : des leviers internes permettent de bouger les yeux, les sourcils et la bouche pour exprimer les émotions. Leurs costumes sont de vrais kimonos confectionnés par des artisans spécialisés, parfois en soieries brodées d'une richesse extraordinaire.
La manipulation d'une marionnette bunraku est le fruit d'une formation de plusieurs décennies. L'omozukai (manipulateur principal) contrôle la tête et le bras droit de la figure. Le hidari-zukai contrôle le bras gauche. L'ashi-zukai contrôle les jambes et les pieds. Ces trois artistes doivent se coordonner avec une précision absolue, sans jamais se parler pendant la représentation. Il faut 10 ans pour maîtriser les jambes, 20 ans pour les bras gauches, et 30 ans pour être reconnu comme omozukai. Cette hiérarchie de la compétence, inscrite dans la durée, est l'une des caractéristiques les plus frappantes de la tradition bunraku.
Le répertoire du bunraku est composé de deux grandes catégories. Les jidaimono sont des pièces historiques qui mettent en scène des événements du passé féodal japonais : batailles, trahisons, questions d'honneur. Les sewamono sont des pièces de mœurs qui décrivent la vie quotidienne de la bourgeoisie marchande d'Edo (l'actuel Tokyo) et d'Osaka, souvent avec des histoires d'amour impossibles et de doubles suicides. Ce répertoire a été créé par de grands dramaturges japonais, dont le plus célèbre est Chikamatsu Monzaemon (1653-1725), souvent appelé le Shakespeare japonais.
Le bunraku est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO depuis 2003. Cette reconnaissance internationale témoigne de la valeur exceptionnelle de cette tradition. Le bunraku est encore vivant au Japon, avec plusieurs théâtres dédiés (notamment le National Bunraku Theatre à Osaka) et des troupes professionnelles qui transmettent leur savoir-faire aux générations suivantes. Des troupes françaises et européennes s'inspirent également du bunraku pour créer des formes contemporaines qui empruntent ses techniques tout en s'affranchissant de son répertoire traditionnel.
En France, plusieurs compagnies de marionnettes ont développé des formes inspirées du bunraku, sans en reproduire les conventions culturelles précises mais en s'appropriant le principe de la manipulation multiple visible. Ces créations contemporaines inspirées du bunraku proposent des formes très visuellement fortes, où la coprésence des manipulateurs et de la figure crée une esthétique unique et fascinante. Elles s'adressent à un public adulte ou grand public (à partir de 10-12 ans) et tournent régulièrement dans les scènes nationales et les festivals de marionnettes.
Comment découvrir et programmer le bunraku ou les formes qui s'en inspirent en France.
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